À la rencontre d’étudiants français

Etant moi-même étudiante en master 2, je suis régulièrement en contact avec un grand nombre d’étudiants lyonnais. J’ai donc demandé à certains d’entre eux d’intervenir dans ma classe de Français Langue Etrangère.

Le but premier de cette séance est de montrer aux étudiants non francophones qu’ils sont capables de participer à une longue conversation en français avec des personnes autres que leurs professeurs. En effet, j’avais remarqué à travers le récit de leurs expériences qu’un grand nombre d’entre eux n’osait pas pratiquer le français en dehors des murs de la classe. C’est aussi l’occasion pour eux d’en apprendre plus sur la vie des étudiants lyonnais et les lieux qu’ils fréquentent.

 

Préparation en amont

Chaque intervenant français va entretenir une conversation de 1h45 avec un groupe de 5 étudiants non francophones. La veille de cette séance chaque groupe de 5 prépare les questions destinées aux intervenants durant mon cours d’expression orale. Ils s’aident pour cela d’un profil très succinct que je leur ai fait des intervenants avec qui ils vont converser.

 

Déroulement de la séance

La classe est divisée en trois groupes composés de cinq ou six étudiants non francophones et d’un intervenant français. L’étudiant français se présente rapidement au reste du groupe avant de lancer une conversation à partir des questions préparées la veille. L’intérêt est de mener une conversation à laquelle tous participent en fonction des intérêts communs aux membres des groupes et de leur curiosité. Le thème de la conversation peut donc évoluer naturellement durant l’heure quarante cinq que dure la rencontre. Les questions préparées la veille servent de point d’appui pour changer de sujet si la conversation en cours s’épuise.

 

Constitution des groupes 

J’ai choisi de former des groupes homogènes en therme d’aisance à l’oral parmi les étudiants non francophones de ma classe.

J’ai ainsi formé trois groupes :

- Les « grands parleurs » qui ont du apprendre à se laisser la parole entre eux

- Les « petits parleurs » qui ont été obligé de prendre la parole pour alimenter la conversation

- Les « intermédiaires » qui ont pu parler plus librement sans l’intervention des « grands parleurs »

 

Bilan

Les trois groupes ont bien fonctionné et les conversations ont duré 1h45. Les étudiants et les intervenants n’ont pas vu le temps passer et ils auraient tous aimé poursuivre cette expérience plus longtemps. Les thèmes des conversations étaient variés selon les groupes : littérature, politique, musique, voyages, organisation de l’université, cuisine...

J’ai été agréablement surprise par le groupe des « petits parleurs » composé d’étudiants habituellement très réservés. Lors de cette rencontre ils ont osé prendre la parole spontanément pour participer à une conversation qui les intéressait.

 

Auto-évaluation des étudiants

 

Ci-desous un questionnaire distribué aux étudiants pour qu'ils s'auto-évaluent.

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Hatice (dimanche, 04 décembre 2011 22:45)

    Je trouve cette idée géniale. Ca leur permet non seulement de développer leur expression orale, mais aussi de leur donner confiance en eux. Très bonne initiative Chrissie..

  • #2

    sitechrissie (lundi, 05 décembre 2011 11:09)

    Merci beaucoup !
    A travers, cette activité j'ai vraiment voulu leur donner confiance en eux en leur montrant qu'ils étaient capables d'entretenir se type de conversation. J'espère maintenant, ils n’hésiteront plus à le faire en dehors de la classe.